01 février 2008
Un gars une fille
Cerveau émotionnel
Qu'est-ce que le stress post-traumatique?
Il s'agit d'un ensemble de
réactions (ou symptômes) qui peut se développer chez une personne après qu'elle
ait vécu, été témoin ou confrontée à un traumatisme, c'est-à-dire un événement
qui a provoqué la mort ou de sérieuses blessures ou qui impliquait une menace
de mort ou de graves blessures et qui a suscité une peur intense, un sentiment
d'impuissance ou d'horreur. Un tel événement peut être un accident, une
agression violente, un viol, un hold-up, une prise d'otage, un incendie, un
tremblement de terre, une inondation, etc.
Une personne exposée à un
événement d'une telle intensité peut développer des symptômes caractéristiques
qui comprennent :
1) le fait de revivre
l'événement en pensée de manière persistante;
2) l'évitement des situations
qui rappellent l'événement avec un émoussement des réactions générales
(engourdissement, anesthésie émotionnelle);
3) une hyperactivité.
Selon certaines études, 8 à 10
% de la population souffrirait à un moment ou à un autre de leur vie d'un état
de stress post-traumatique.
Le diagnostic de stress
post-traumatique est utilisé lorsque la perturbation persiste plus d'un mois.
Dans le premier mois le diagnostic d'état de stress aigu est utilisé.
SYMPTÔMES
Voici les critères du DSM IV
(1) pour le diagnostic de l'état de stress post-traumatique:
A) La personne a été exposée à
un événement traumatique tel que défini plus haut.
B) L'événement traumatique est
constamment revécu, de l'une (ou de plusieurs) des façons suivantes:
1. souvenirs
répétitifs et envahissants de l'événement provoquant un sentiment de détresse
et comprenant des images, des pensées ou des perceptions. Note: Chez les jeunes
enfants, jeux répétitifs exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.
2. rêves répétitifs
concernant l'événement provoquant un sentiment de détresse. Note: Chez les
enfants, il peut s'agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable.
3. impression ou
agissements soudains "comme si" l'événement traumatique allait se
reproduire (incluant le sentiment de revivre l'événement, des illusions, des
hallucinations et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui
surviennent au réveil ou au cours d'une intoxication). Note: Chez les jeunes
enfants, la remise en action peut se produire.
4. sentiment
intense de détresse psychique lors de l'exposition à des indices internes ou
externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l'événement traumatique (par
ex., les dates anniversaires, le temps froid ou le temps chaud, la neige,
certains endroits, certaines scènes à la télévision, etc.).
5. réactivité
physiologique lors de l'exposition à des indices internes ou externes pouvant
évoquer ou ressembler à un aspect de l'événement traumatique.
C) Évitement persistant des
stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non
présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins trois
des manifestations suivantes:
1. efforts pour
éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au
traumatisme.
2. efforts pour
éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du
traumatisme.
3. incapacité de se
rappeler un aspect important du traumatisme.
4. réduction nette
de l'intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation
à ces mêmes activités.
5. sentiment de
détachement d'autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres.
6. restriction des
affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres).
7. sentiment
d'avenir "bouché" (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se
marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).
D) Présence de symptômes
persistants traduisant une activation neurovégétative (non présente avant le
traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins deux des manifestations
suivantes:
1. difficultés
d'endormissement ou sommeil interrompu
2. irritabilité ou
accès de colère
3. difficultés de
concentration
4. hypervigilance
5. réaction de
sursaut exagérée.
On parle de stress
post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une
altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines
importants.
Le souvenir de l'événement est
souvent d'une extraordinaire précision. Les gens disent revoir la scène comme s'ils
y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus
vrais que la mémoire ordinaire.
Les symptômes de stress
post-traumatique sont, de l'avis de plusieurs chercheurs, le résultat de
mécanismes d'adaptation de l'organisme. Par exemple, les symptômes
d'hypervigilance et autres symptômes de suractivation physiologique se
produisent comme s'il fallait rester en alerte pour s'assurer de faire ce qu'il
faut et de prévenir tout autre danger. L'émoussement des émotions et l'amnésie
permettent de doser le stress à gérer, etc.. Le problème, quand on ne se
rétablit pas, est que ces mécanismes se maintiennent alors qu'ils ne sont plus
nécessaires et qu'ils présentent trop d'inconvénients
Il arrive que ces symptômes de
stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou
psychologiques d'anxiété ou de panique (il s'agit d'hyperventilation) tels que:
palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque,
transpiration, tremblements ou secousses musculaires, sensations de
"souffle coupé" ou impression d'étouffement, sensation
d'étranglement, douleur ou gêne thoracique, nausée ou gêne abdominale,
sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression
d'évanouissement, déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation
(être détaché de soi), peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou,
peur de mourir, sensations d'engourdissement ou de picotements, frissons ou
bouffées de chaleur.
Ces symptômes apparaissent en
raison du blocage de la respiration qui se fait en réaction à l'anxiété. Ils
sont désagréables et souvent inquiétants mais ne sont pas dangereux. Pour les
atténuer, prenez le temps de respirer lentement et profondément.
(1) American Psychiatric association, DSM-IV,
Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française,
Paris, Masson, 1996,
1056p
Publié le 8 oct. 2005 sur Psychomedia: http://www.psychomedia.qc.ca/pn/modules.php?name=News&file=article&sid=3893
Stress au travail
L'INRS (Institut National pour la Recherche et la Sécurité pour la prévention des risque et des accidents du travail et des maladies professionnelles) a réalisé un dossier complet sur le stress au travail.
A consulter en cliquant sur le lien suivant: http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/Dossier%20Stress/$File/Visu.html